02.05.2008

Eclats de Lire présente son festival! Avec le soutien tout particulier de la PEEP et de la cave de Monbazillac

1304144084.jpg
1960030897.jpg
tout public: entrée gratuite 
1236507393.jpg

13.04.2008

Village en poésie vu par Erika

Autour d’une table, couverte de poèmes et de recueils de poésies, des enfants échangent :

« Tu peux me lire ce poème »

« Moi, je ne sais pas lire »

« Et bien, moi, j’ai emmené mon cahier de poésies de ma classe ; parce qu’il y en a que j’aime bien. Tu veux que je te la lise ? »

« Je lis tout seul tu sais. Je ne veux pas coller mon poème sur la silhouette, y en a déjà partout ; alors je fais quoi ? »

« Tu peux l’offrir à quelqu’un ou tu le gardes. »

« Ah ! Oui, mais l’offrir à qui ? »

« À une personne que tu aimes. »

« Je vais réfléchir. »

Cette activité commençait bien … des poèmes, des rires (il y a des rimes que les petits affectionnent particulièrement), des dessins, des collages, des silences, de la concentration, des sourires.

Après beaucoup d’attention à sa production, ce petit garçon m’a offert son poème ; c’était Il y a …de Guillaume Apollinaire.

Il y a des petits instants de bonheur … résume bien les différents moments de cette belle journée.

11.04.2008

Village en poésie: Pour en savoir plus

-          Dans un atelier poésie, j’ai vu…

-          Compère, qu’as-tu vu ?

-          J’ai vu une aïeule s’asseoir au coin d’une table, regarder les enfants avec ses yeux tendresse, s’imprégner du moment, participer aux échanges de ses « mains constellées d’épreuves ».*

-          J’ai vu une minuscule pitchounette, petit nez trompette, frimousse abricot mûr, choisir le plus beau mot, le mot « maman » pour intégrer un poème ribambelle, du haut de ses presque deux ans.

-          J’ai vu des plus grands hésiter, mâchouiller, rêver, avant de se lancer dans un univers de mots qui n’appartiendraient qu’à eux.

-          J’ai vu des parents, guides patients, être là juste ce qu’il fallait pour laisser libre voie à l’imaginaire de leurs enfants, discuter entre eux et déguster ce moment détente.

-          J’ai vu deux amies choisir ensemble leurs mots, chercher tissus, papiers, couleurs, matières pour leur donner un écrin.

-          J’ai vu des adultes se prendre au jeu combiné des mots, de la symbolique et des matériaux.

-          J’ai vu prendre forme une ronde de mots offerts, a priori si usés, si connus « espoir, tendresse, amour, amitié, fleur, papillon, Terre, cœur, transparence » qui retrouvaient sens et vie dans la bouche, les yeux et sur les pages des petits et grands.

-          J’ai vu des ados jouer avec les mots et les poser, farfelus, sur une page comme autant de pâquerettes  au lever du printemps.

-          J’ai vu des gens curieux de tout butiner d’atelier en atelier et faire profiter chacun de leur créativité.

-          Hé, compère, qu’y as-tu appris, compris ?

-          Hé, j’ai appris, j’ai compris… Que la poésie est partout, elle aidera toujours l’homme à se réinventer. Et tu sais, compère, que la poésie n’est pas seule, ses complices ont des noms aussi, des noms qui bougent et qui vibrent et qui font changer : arts visuels, musique, théâtre, contes et toutes formes de la littérature caméléon…

-          Hé bien, dis-moi, compère, à t’entendre, on a le choix pour dire-lire-construire le monde…et les autres…et soi…

(* Michel Monnereau, Poèmes en herbe)

 

1782009878.jpg
Quelques textes sont nés ce jour-là  dans la garderie pour adultes:
ELOGE DU VOYAGE
Enfin le printemps
Tu vas pouvoir partir, t’abandonner
La rêverie sera ta compagne de voyage
Mais c’est vers l’autre, les autres,
Que tu iras,
Toujours.
Anonyme

 

Je voudrais faire l’éloge du printemps

A chaque saison.

Saison 1, saison 2, saison 3, saison 4 :

Un seul épisode aux couleurs des fleurs, aux chants des oiseaux.

Laurence S  

 

 

Si j’étais nouveau, je serais printanier
Si tu étais autre, tu serais étranger
S’il était un geste, il serait bienvenu
Si elle était soleil, elle serait mise à nue
Si nous étions une porte, elle serait entrouverte
Si vous étiez une source, vous seriez champêtre,
S’ils étaient un chant, ils seraient harmonieux,
Si elles étaient ensemble, elles seraient bienheureuses.
Avec de si, on peut tout faire
Changer le monde, mais pour quoi faire ?
Le notre est déjà là
Qui nous prend dans ses bras.
Pascale B.
Revenir indéfiniment pour faire l’éloge de la Poésie.
Aimer la générosité du Printemps,
S’ouvrir à la vie,
Garder l’espérance,
Savoir s’étonner de l’éphémère beauté qu’elle peut nous procurer !
Anonyme

 

Espoir de tout, partir d’un éloge,
Poésie au loin tu m’envoles, et m’aide
A gravir le savoir, impatience d’un idéal.
ESPERANTO tu es là, et c’est une joie printanière.
Anonyme

 

Eh oh ! lève- toi Printemps,
Nature timide, enrubannée de soleil voilé.
Que d’éloges pour cette saison pleines de rimes et de rêveries !
Anonyme

 

Faire la louange de la poésie au printemps
Voilà une belle occasion d’écrire.
Mais l’éloge de la vie serait-elle à faire, elle aussi ?
A cette question, je vous laisse répondre.
Anonyme