02.05.2008
Eclats de Lire présente son festival! Avec le soutien tout particulier de la PEEP et de la cave de Monbazillac
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13.04.2008
Village en poésie vu par Erika
Autour d’une table, couverte de poèmes et de recueils de poésies, des enfants échangent :
« Tu peux me lire ce poème »
« Moi, je ne sais pas lire »
« Et bien, moi, j’ai emmené mon cahier de poésies de ma classe ; parce qu’il y en a que j’aime bien. Tu veux que je te la lise ? »
« Je lis tout seul tu sais. Je ne veux pas coller mon poème sur la silhouette, y en a déjà partout ; alors je fais quoi ? »
« Tu peux l’offrir à quelqu’un ou tu le gardes. »
« Ah ! Oui, mais l’offrir à qui ? »
« À une personne que tu aimes. »
« Je vais réfléchir. »
Cette activité commençait bien … des poèmes, des rires (il y a des rimes que les petits affectionnent particulièrement), des dessins, des collages, des silences, de la concentration, des sourires.
Après beaucoup d’attention à sa production, ce petit garçon m’a offert son poème ; c’était Il y a …de Guillaume Apollinaire.
Il y a des petits instants de bonheur … résume bien les différents moments de cette belle journée.
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11.04.2008
Village en poésie: Pour en savoir plus
- Dans un atelier poésie, j’ai vu…
- Compère, qu’as-tu vu ?
- J’ai vu une aïeule s’asseoir au coin d’une table, regarder les enfants avec ses yeux tendresse, s’imprégner du moment, participer aux échanges de ses « mains constellées d’épreuves ».*
- J’ai vu une minuscule pitchounette, petit nez trompette, frimousse abricot mûr, choisir le plus beau mot, le mot « maman » pour intégrer un poème ribambelle, du haut de ses presque deux ans.
- J’ai vu des plus grands hésiter, mâchouiller, rêver, avant de se lancer dans un univers de mots qui n’appartiendraient qu’à eux.
- J’ai vu des parents, guides patients, être là juste ce qu’il fallait pour laisser libre voie à l’imaginaire de leurs enfants, discuter entre eux et déguster ce moment détente.
- J’ai vu deux amies choisir ensemble leurs mots, chercher tissus, papiers, couleurs, matières pour leur donner un écrin.
- J’ai vu des adultes se prendre au jeu combiné des mots, de la symbolique et des matériaux.
- J’ai vu prendre forme une ronde de mots offerts, a priori si usés, si connus « espoir, tendresse, amour, amitié, fleur, papillon, Terre, cœur, transparence » qui retrouvaient sens et vie dans la bouche, les yeux et sur les pages des petits et grands.
- J’ai vu des ados jouer avec les mots et les poser, farfelus, sur une page comme autant de pâquerettes au lever du printemps.
- J’ai vu des gens curieux de tout butiner d’atelier en atelier et faire profiter chacun de leur créativité.
- Hé, compère, qu’y as-tu appris, compris ?
- Hé, j’ai appris, j’ai compris… Que la poésie est partout, elle aidera toujours l’homme à se réinventer. Et tu sais, compère, que la poésie n’est pas seule, ses complices ont des noms aussi, des noms qui bougent et qui vibrent et qui font changer : arts visuels, musique, théâtre, contes et toutes formes de la littérature caméléon…
- Hé bien, dis-moi, compère, à t’entendre, on a le choix pour dire-lire-construire le monde…et les autres…et soi…
(* Michel Monnereau, Poèmes en herbe)
Je voudrais faire l’éloge du printemps
A chaque saison.
Saison 1, saison 2, saison 3, saison 4 :
Un seul épisode aux couleurs des fleurs, aux chants des oiseaux.
Laurence S
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